lundi 8 novembre 2010
dimanche 7 novembre 2010
Un peu de chair fraîche ?
Censurez moi, je vous en prie.
Vous êtes gênés, n'est-ce pas ?
Seulement, c'est votre esprit et lui seul qui génère vos réactions.
On voit ce qu'on veut voir, là où l'on souhaite le voir.
A la différence, ces photographies-ci sont une provocation universelle,
Un doigt au Monde, car la nudité n'est point obscène c'est sa commercialisation qui l'a rend vulgaire.
Le message est plus important, regardez le.
LA femme n'est pas un objet et sa sensualité est aussi bien réservée aux femmes qu'aux hommes.
Bien qu'elle lui appartienne avant tout.
Faire d'un cliché, un autre cliché.
Il est facile de juger ce que l'on ne fera jamais.
Nous vivons dans un Monde de consommation, où la femme est considérée comme un morceau de viande,
Oui, vous êtes friands de ça.
Avec vos règles ridicules et vos limites restreintes.
Alors le voir telle que la réalité le montre mais en plus trash,
Ça vous gêne.
Vous voulez rester aveugles.
Pour ma part, j'ai décidé de regarder.
A vous de voir..
Non, je ne suis pas un porte manteau sur qui de pâles tissus reposent.
Je choisis ce que je fais et je l'assume.
Vous êtes lâches, tels des bœufs prêts à l'abattoir.
Photographies by Cédric G Pix-elles.
jeudi 4 novembre 2010
mercredi 27 octobre 2010
Essai n°1


Enfermée dans ma chambre, enlisée dans un projet d’écriture, je réfléchissais..
Devais-je sortir ou non ? Il faisait nuit et la drogue avait fait assez d’effet pour relativiser mon comportement.
J’étais stone.
L’idée d’aller chez un ami et de faire ron-ron avec le canapé ne m’enchantait pas, je voulais mordre l’instant inconnu mais aller en boîte me révulsait, rien que de voir des gens se trémousser sans savoir danser me scandalisait.
Et après de maintes réflexions, je me souvins qu’Octave fêtait son anniversaire.
(“-Octave ? -Oui, le joli brun”.)
Après avoir contacté plusieurs personnes je me préparai.
Un trait fin d'eye-liner pour allonger mes yeux, un peu de rouge sur les lèvres, le teint pâle et le tour était joué :
Je ressemblais à une parfaite imbécile.
Cependant mon présent se montrait irréprochable : De jolies lunettes noires signée D&G.
20H sonnait, toute une sorte de faune était présente et je décidai de la suivre.
L’heure d’ouverture étant de 21H, les convives et moi allâmes dans la cave de notre futur hôte.
C’était un vaste endroit, sombre et noircit de voitures, elles se dressaient telles des tombes et une terrible envie de boire me vint. Peut-être était-ce la voix de Joplin qui d’un ton déchirant entamait “Summertime” ?
Je ne sais.
Une bouteille de Whisky fit vite le tour et l’alcool bondit dans mes veines, je le sentais monter, descendre et palpiter mais quel bonheur !
Un peu ivres, déjà, nous montâmes chez Octave.
Je bu sans cesse, ne me lassant pas de cette eau divine.
Le sol commença à tourner et je su qu’il était trop tard, le grand cirque commençait :
J’allais me métamorphoser en une aliénée intenable..
Hélas, le comportement de l’ivrogne mène à de multiples obsessions dont je fus victime.
Je clamais à tu-tête que la Vodka serait le seul breuvage qui pourrait soigner mon attitude étrange.
Mais le Monde aux alentours semblait suspicieux.
Une fille étrange vint m’aborder, je m’imaginais l’avoir déjà vu quelque part, peut être au début de l’expédition ?
Comment en étais-je arrivé à faire les fonds de bouteilles ? Et qui étaient tous ces gens étrangement petits ?
Je me mis à l’embrasser, après tout il n’y avait rien d’autre à faire et je me devais de faire n’importe quoi sauf de rester immobile, peut-être ferais-je ainsi passer mon malaise ?
Ses baisers m’étourdissaient d’avantage et je me laissais entraîner vers de diverses tendresses.
La suite fût fort floue.
De légers passages me reviennent :
Un jeune damoiseau jouait de la guitare... sa musique m'épouvantait, elle sonnait fausse et affreusement quelconque.
Je me retins de vomir et lança un coup au prétendu musicien, hélas il ne cessa de gratter chacune des cordes du malheureux instrument.
Devant une telle torture, tel un oiseau à qui il manque une aile, je fracassai la guitare sur le sol, d’un geste sec et fort pour l’achever délicatement sans aucune souffrance.
Mon souffle venant à peine de se renouveler, la fille m’arracha de mon drame et me jeta sur un lit.
Mes lèvres se séchèrent et mon cœur bouillonna.
Quel était cet enfer sexuel ? Il me semblait que des millions de personnes nous épiaient, jouissant de mon impuissance.
Je ne vis plus que ses hanches, son corps soulever le mien et un nid de glace se creusa.
Mon retour à la réalité se précipita :
Un craquement se fit entendre et le lit se brisa.
Des mains nous accrochèrent puis nous jetèrent à la porte.
Hélas, un micro-ondes dominait le paillasson et mon crâne s’écrasa à son encontre.
Le choc fût dur à encaisser.
Puis de nouveau, le flou total.
Cependant une scène me revient :
La fille et moi étions dans la rue, main dans la main, pieds nus sur les ruelles de Paris.
Je cherchais à séduire un passant mais mes capacités semblaient réduites, je déambulais à quatre pattes.
Un grand punk me faisait la cour, je m'apprêtais à fuir avec lui lorsque la fille se mit à larmoyer et ma sensibilité, sous substance se montra impitoyable : je resta avec elle.
J’avais comme un sens de l’honneur, tel un chevalier servant, ce qui en temps normal m’aurait agacé.
Mais enfin, la chance me sourit.
Une voisine m'aperçut dans la rue et me rapporta à mon domicile.
Fin
Photographies by Zoé Mozart.
mardi 19 octobre 2010
Broken love song
Mon amour, je regarde le ciel encore encombré par la nuit, une cigarette se consume, je l'a sens se finir, serait-ce un caprice de l'au delà ?
Je te vois, sur le divan, à demie nue, tremblante et aigrie.
Une bouteille traîne près du lit, je l'a ramasse et bois un peu.
Tes cernes violacées vont merveilleusement bien avec la couleur crème de la couette.
Je me rendors, tu sembles plus pâle, peut-être est-ce ton manque, ta passion idéalisée, notre bonheur macabre ?
Tu te recroquevilles autour de mes jambes et je peux enfin sentir ton joli cœur palpiter, doucement.
Hier j'ai sonné, je t'ai déposé un million de roses sur le paillasson, tu n'as pas ouvert, tu devais sans doutes être ivre.
Je reviendrais demain matin, avec des lys blanchâtres et un paquet de gitanes.
Tu verras, on ira loin, je t'emmènerai au pays des vraies fleurs et si sur la route un malheur arrive, je serai là pour t'isoler, te faire l'amour encore et encore sans jamais cesser de t'aimer.
J'ai brûlé le peu de nicotine qu'il me restait, embrasse moi, tu sais que tu es la seule à qui je le permets.
Il y a une semaine, tu m'annonçais ton suicide et je riais, obstinément, sans bien savoir pourquoi.
Je savais que tu n'oserais pas, il restait trop d'alcool pour que tu t'en ailles maintenant, alors je me suis échappée, j'ai bondis sur le premier train et je suis partie.
J'ai même pensé à t'envoyer une carte mais je savais que tu serais folle de rage.
Tu me disais : "A force d'écouter Bob Dylan, tu vas finir sur les routes, sans le sous et tu n'auras même pas de drogues pour aller mieux et tu crèveras".
Moi, je m'en foutais pas mal, j'avais trouvé un bon blaireau pour satisfaire mes besoins et je me portais au mieux.
Tu te souviens ?
Un jour je t'ai cité Rimbaud : "Le Monde à soif d'amour : Tu viendras l'apaiser".
Lorsque j'eus fini, tu m'as dit : "Poète maudit, un jour tu en souffriras, tu comprendras que les gens se fichent de tes vers et que jamais tu ne gagneras ton pain avec".
Alors j'ai fait tout Paris, des tableaux sous le bras, tentant ma chance dans la plupart des cafés qui trainaient, souvent miteux, il faut l'avouer.
Et je me suis dit, que c'était mieux que faire la pute comme toi.
D'ailleurs, il n'y a plus rien au frais, les escalopes ont moisies et les seules céréales potables ont été volées par un emmerdeur de passage.
Muse d'un temps, catin de luxe et ange déchue.
Tu as toujours aimé les surnoms dégueulasses, le genre de truc que tu dis à un chien.
Souvent mes amis me demandent : "Que fais-tu avec cette fille ? Elle est malsaine, droguée, laide".
Je me contente de sourire, je me dis intérieurement qu'ils sont cons, ils ne voient pas à quel point tes yeux sont beaux, à quel point ta bouche est langoureuse et tes gestes sensuels.
Bien sûr j'ai voulu te quitter, tes jérémiades et tes sautes d'humeurs m'agaçaient.
Au final je suis restée, juste pour pouvoir te voir tous les matins, t'apporter ton café et ta seringue désinfectée.
Tu sais bien que je m'en irais, je n'y peux rien, j'ai soif de voyages.
Bien sûr que je t'ai trompé, plusieurs fois même mais ce n'était jamais aussi réussi que ça, c'était juste un coup en l'air sans importance sentimentale.
Je sais que tu casseras tout, que tu me diras : "Conasse, tu m'abandonnes, juste pour tes putains de rêves, ne reviens jamais ou je te tuerais".
Et moi, je caresserais ta joue pleine de larmes et je te chuchoterais : "Mes rêves ne mènent nulle part, on se retrouvera pour d'avantage s'aimer, donne moi ton cœur, je voyagerais avec".
Mais tu ne m'as jamais pardonné, tu t'es mise à me haïr, à vouloir me posséder et un cercle vicieux c'est mis en place : Ta vengeance.
Je t'aime.
Photographies by François B with Zoé Mozart and Anton Deneke.
vendredi 15 octobre 2010
My Way

Twitter est un site hilarant, où tu peux raconter
n'importe quoi, bien sûr faut-il avoir du temps à perdre.
"Je me suis suicidée six fois".
Ah Ah.
Aussi, j'adore les sites de rencontre, c'est à ce moment précis qu'on devine la bassesse humaine.
La drague est un produit de chaîne et des milliers de gens le consomme avec allégresse, alors que cela se limite à un :
"Tu avoir mon pénis dans ta bouche ?"
Wahoo ! Quel niveau !
Récapitulons : Aujourd'hui, on considère qu'une demande de ce genre est normale voire banale, c'est assez primaire comme façon d'évoluer, voir de penser.
Reconsidérons le fait, que ce type d'individus, fantasme une réponse positive et joviale telle que :
"Mais bien sûr, on baise quand tu veux".
Ah Ah, grosse blague.
La séduction est tout de même un art autre.
Adam mon pauvre impuissant,
Tendre ami, tendre amant
Que tes dires me sont lassant
Et ta verge d'impuissant
Tel un porc crevé au vent
Qui s'en va en pissant.
J'aimerais briser tes dents
Et tes burnes en sifflant.
Tout ça est si excitant, n'est-ce pas ?
Ma chambre, photographie d'Anton Deneke and Zoé Mozart.
Marilu
- Mozart
- Être photographe, c'est être modèle. Être modèle, c'est être photographe. On ne fait que participer à la création de l'Art.






