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Moz'Art

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Le poète doit être moderne
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jeudi 27 mai 2010

Mortel ennui





J'ai bu ton cœur dans un café
Le sang giclait le long des bancs
Avec pour os, un tas fêlé
Une carcasse en deux dents


Le temps à fait de toi un vent

Exquis en souffle verdâtre

Pourrissant tel un revenant

Et le visage blanchâtre


Ton estomac et cervelet

Ont pris le large en fumant

Quelques bateaux étouffés

Avec pour eau un bel amant


A l'aube levée, tu t'enfuies
Dépucelé de vives vers

Un œil narquois et sous la pluie

Observe tes membres verts






Photographies by Zoé Mozart.










mercredi 26 mai 2010




L'alchimie, la géographie, la pesanteur
La règle qui claque, l'encre et sa noirceur
Qu'à cela ne tienne ! Je n'aime que les mots
Et peu importe mes vers, ils ne sont que leurres

Je préfère airer un blé au coin des lèvres
La chevelure au vent et le teint passager
Songer aux temps anciens, irradiée de pêchers

Pendue de bohème et la gorge curieuse
Allongée de paresse, l'encolure rieuse
Je vogue d'hommes oiseaux en lettres déchues
Et je fais des amants, de pitoyables cocus
Je ris de les voir si laids, de les voir se traîner
Ondulants en serpent, la langue traînante !
Tel un nid de vipères au visage rongé
L'existence brumeuse, la bouche lassante
Je ne suis plus touchée par leurs chair d'ivoire
Et mon cœur est tombé en de vastes flots meurtris
Serait-ce un regret qui hante leurs gloire ?
Ou le fruit de mes veines à jamais maudit ?




vendredi 26 mars 2010

"Le Monde à soif d'amour : Tu viendras l'apaiser". A. Rimbaud.




La lune seule fait rage, se ravie de sang
L'ivre poète brunit de déboires
Des danses macabres se font démentes
Il aspire ses dernières fumées noires
Ses veines violacés saillent son cou nerveux
Et sur la rive du fleuve, les flots bavent
Ses lèvres battues en sont d'un teint galeux
Adoré d'éternelles moisissures et lave
La gorge telle un nid de magma blanchâtre
S'effrite en jet pittoresque et violé
Sa gerbe étriquée s'en repend aux astres
Le cœur en chaloupe des nuées envolées
Et loin des passants vengeurs prennent le large
Ses beuveries, étant la Foi gueuse peuplée
N'ayant lu les mépris des visages larges,
C'est le sein de Satan qu'il boit tel un doux pêché






Photographies by Anton Deneke
with Zoé Mozart.

Il ?







D'êtres ensorcelés se mutent des rêves..
Des larmes célestes leurs tombent sur les pieds. Une lune de sang innove leurs trêves..
Et quelques misères terrent leurs traits niais..

Mais d'âpres Libertés brisent leurs tristes liens. Un drapeau rougeâtre fend le crépuscule..
Fait taire les soldats, grands voleurs de bien.. Unifie les nations, trempées de pustules.

Qui ne saura jamais ce que la nuit a vu ?
Les blêmes murailles contenant les Forçats..
Des cadavres bleuis qui se sont déjà tus..





Sur une ballade enneigée, aux funèbres rumeurs, tu gisais; une cigarette brûlée à la lèvre.
Tes mains blanchies d'hiver, s'encrassaient de vapeur.
Maladroit et soudé de froid, gamin affriolé de gelée garce, seuls tes yeux moirés de vert se livraient à l'embrassement du hasard.
Ton cœur largement irrité par la blessure éternelle d'un vent amère et fougueux, tressaillait.
Et lorsque tes pieds blancs geignaient de source, tu te blâmais, le ventre sucré, fendant une auguste obsession.
Tu me regardais par delà tes cils noirâtres et portais à ta bouche livide, une nouvelle braise, cendrant ainsi ta décadence nouvelle.
Tes cheveux cerclés de cuivre subsistaient sous des mains amoureuses, vernissent d'un rouge rubis et prometteuses d'une aube.
La face prostrée d'indifférence, les yeux pendus en un néant lointain, tu te languissais de mauves silhouettes.
Déjà le crépuscule flambait et ivre de fringales, tu titubais, le cœur ruisselant et pommadé d'âpres pesanteurs..


Tableaux and dessin by Zoé Mozart.

jeudi 3 décembre 2009

Citoyens, à l'aube d'une Révolte, levez les armes et prenez votre Liberté !



Ô lâches ! Criez de vos poumons ardents !
De mauves silhouettes étreignent vos étoffes moisies ! Ô buveurs isolés que l'ivre Hiver refoule et soûl,

Allez vous écumer ?
Les yeux pendus de néant infâme ?
Peignant sur vos entrailles honte et convulsion, des flancs morts d'une putain.
Soyez fous !
Votre lignée de torpeur ignoble se fend en superbes nausées !

Ô pantins ! Nageant de puanteur et astre pression,

Relevez vous, la Liberté flagelle vos âmes !
Que de beauté en l'azur dévastateur...
Des murailles encerclent vos séjours, séjournent en vos salons,

Flambez ses pierres emprisonnées, gisez de Bataille !
Aux armes !
Écoutez la clameur des Maudits !
Sacrez la Haine des Forçats !

Et maudit soit le fruit de vos entrailles, car illuminées de vermeille, vos prunelles noirâtres filtrent le venin noir d'une chienne battue !
Prête à crever, s'agite son bassin engendré !
Ses membres s'agacent, se broient en Aurore chétive, sa chaleur fécondée se crache d'haine et ombres baveuses...



Shoot by Anton Deneke with Zoé Mozart.
















Un jour où l'autre, nous marcherons ensemble.






Ta vie sur un plateau d'argent m'irradie de fraîcheur nouvelle, gobant quelques poésies frustrées.
Riche et n'ayant aux dents que peu de dédain face à la classe en dessous, humant les Humiliés.
Peut-on avoir si peu d'amour pour délaisser pain et Patrie, à juste titre ?
S'en aller de ce pas le cœur ruisselant..
Sa fierté ombragée en Hymne à la connerie absolue,
quel empire divin !
Quel sacrement blafard de pauvreté méditée !
Se croyant d'un avis sans réponses, maître des cieux, s'identifiant aux grands, que peu de gens savent reconnaître, effaré de mots creux et neigeux, sa pitié en moyen de bord, son profil Apollon en piège énigmatique, son ridicule sourire, se voulant poète,
n'étant qu'un imbécile face au néant de sa singerie, pommadé de Foi mendiante !
Violé d'idéaux, vide de puanteur acharnée..
Pensant être d'un esprit philosophique mais n'étant que poussière, s'accrochant au savoir, idéalisant songes et pensées.
Ô abruti nuptial !
Je te salut d'un simple adieu !

Crétin fini et piètre chevalier !
La lâcheté en Toison d'or, jolie découverte !
D'une froideur effilée et sans records..
Rêvant de haut, le salut final d'un Jésus stupide, récitant une complainte ridicule et livide !


L'écœurante chaleur d'un corps alourdit de pervertie, et de cette chambre étroite, se livrer aux répugnances..
Son ventre serein blottit au feu de Satan, entrouvre un sommeil d'ombres étranges
Il écoute grouiller de galeux escaliers,
Frissonnant
face à l'âpre pesanteur du plancher
refoulé !
D'un rire tailladé, il geint le ventre livide et lâche de soif amère, jaunit d'illusions et vents querelleurs.
La face prostrée d'indifférence injurieuse...


Shoot by François B with Zoé Mozart and Anton Deneke.

Shoot by Anton Deneke with Zoé Mozart.







vendredi 16 octobre 2009

Ma Déchéance




Une nuit exaltée, tamisée d'ombres ambulantes, nous allions au hasard, singulièrement, rejetés au loin, tel des offrandes aux flots éternels.
L'amour en mythe pittoresque, nos doigts s'enlaçaient, faisant de leur désir, une chasteté funèbre.
Le ciel balafré, fusait en premiers hurlements nuptiaux, nos yeux brouillés du cri phosphorescent et dissout, erraient en complicité collective.
Ses cheveux sentaient le sucre, son ventre étourdit humait le sel et l'acide.
Son visage hâlé, fait de miel, de duvet et d'ambre, amplifiait ma névrose, étourdissait mes membres osseux. Sa bouche gourmande, s'engouffrait en mon cou béa. Fascinant que sa démarche ondulante, contrant les feuilles coléreuses d'un automne outragé.
Sa teinte opaline, éclairait ma prunelle de bonheur mitigé. Sa ligne d'échassier, harmonisait son charme et désinvolture, son naturel taciturne et indolent, faisant de lui un être tendre et distant.
Ses dires si pieux, embrumaient mon ancre ravagée d'éloquence, frisant l'érotisme déchaîné, tanguant mon aube intérieure.
Dénudant son avant corps, il me laissait admirer son étroite chute de rein, telle une invitation à l'omnipotence, m'interdisant un seuil fruité, une apogée frémissante.
Seul l'espoir vrillait en moi, la pluie acclamant mon optimiste glacé...
Nous nous en allâmes romanesques, hésitants à frauder l'amour de l'amitié.





Tableaux by Zoé Mozart.











Ma Bohème






Ah ! Lacérez moi de mille éclats !
Que votre bouche soit une lucarne, éclairant mes chandelles; salivâtes !
Que votre baiser soit un dû criminel, aîné de tous, fourmillant l'obscénité.
Que d'âmes pourries et lamentables closes, Ô Christ, éternel trompeur, Roi sectaire, Dieu diplômé, apparence implorée...
Ma pâleur s'amplifie, purifiant mes dégoûts.
Amour prostitué, se donnant aux impuretés d'un cœur, savoureux de caresses et de vastes immondices.
Souillé d'azur, fracassé de rejets.
Ô
meurtrier, lâche du néant, ironie du sort et maître du hasard, désertes ce cieux astre, vas t'en au loin, chien de voyage, vas t'en au loin, la gorge déchiquetée, vas t'en au loin tel un errant, vas t'en en, le ventre emplit d'excréments !
Lestasse
en fuite, aux égouts bleutés sillonnent l'air de laids passages...

Au seuil de l'immobilité, en un néant noirâtre, seul mes yeux subsistaient, observant une lueur confuse et lointaine.
Ce singulier état de torpeur, engloutissait mon être en vague mortelle; colmatant entre éternité et instant d'espoir.
Mon âme voguant à son envol, ma chair s'exposant à la limpidité nuptiale des fièvres aiguës, m'enlaçant de leur bras pourpres, froids et glaçants d'effroi mon angoisse frissonnante.
Mes souvenirs s'éternisent, se langui-fient en hymne de souvenirs.
Ma fin s'élance en un songe indistinct.
As-tu tour à tour connu baisers de miel et fiel alléguant ?
Pâle, lent et translucide, blottis au creux de mon cœur amer, façonné d'haine et rancœurs soufflées, cet être au bras blanc, au regard lourdé de noirceur, sombrant en haillons, quémandant amour ivre et frêles atours, s'en cadre de mépris, de clarté maladive...
Replié en plaintes mourantes, loué aux Enfers, s'échappant de mon romantisme naissant, divague en sève de Champagne et vague d'hiver...




Shoot with Zoé Mozart and Emmanuel Carpentier by François B.








Rencontre

Ô supplicié, serait-ce outragent de finesse que tressaillir de confusion, face à ton âcre et mauve silhouette ?
Ô lunaire personnage !

Se peut-il que ton reflet blanchâtre et morose saigne mon cœur méconnu ?
Que de laves amères j'ai rêvé...
Que d'orangers fleurissants d'amour au gré des vergers j'ai songé...
Tapis en l'âpre bise d'hiver, la lèvre
affriandée, les yeux pâles du mal souffert...
Oppressée d'attente, d'azur muet...
Ô Rédemption nouvelle !

Serait-ce aliéné que d'effleurer ton âme ?
Ô splendeur idéale !
Brodes-tu
étroites chimères et outrances avenantes ?
Et sur l'onde bleutée où dorment les étoiles, de ma douce folie, je languis une réponse...
Que de mots douceâtres et résumant mon chaos enflammé, que ta fragile réponse, affinant mon cadavre...

J'en suis des plus ravie et soupirant face à l'obscur néant, qui de sa nuit noire entrouvre mon âme...
Je ferai de mes ivresses une aube nouvelle, et de ce temps cafardeux un éclat lumineux, réduisant en cendres fanées, ce dieu fanatique gouvernant notre air..
Et ma diffamation s'éprit de calomnie funeste, le vent brumeux gémissait sur mes membres osseux, faits d'insultes démesurées et hargne ardente...
Ô amour dévasté !

Ton chaos se donne à moi, pourrissant mes orgasmes. Que de nuits j'expirai !
Des îlots de temps écumaient, crevant face au crachat du néant...
Et je m'évadais en une fin incertaine, me lavant sur ta tombe, soupirant en vers obscurs...

Parant les Suppliciés revenants...
De rives en rives, étouffant mes déboires et flamboyant mes ivresses, je repassais tes rides étourdies.
Ô fièvre effritée !
Que d'anges vermillons et parés d'onyx se sont engloutis en aube lunaire...

Échappant au crépuscule neigeux...
Gesticulants en somnambules spectraux, immaculés d'ombres ternies..




Shoot by Zoé Mozart.













Ô bel Amour effronté d'âcre Liberté...

Tremblante de quiétude, crevant en aliénée piégée, grisée d'azur, je me languissais en l'un de ces cafés tapageurs, lustrés de lueurs troubles, extasiée de tourmentes, je courbais sous le vent insolent, tandis que le peuple rebellé, s'étalait en crachats rubis, soufflant l'infini d'une révolution massée.

Quelques
regards, ardents s'attendrissent sur ma silhouette, humaient le parfum absurde et dérisoire qu'est la liberté...
Les murs s'effacent pour ne plus exister, inhalant le vide soudain et noirâtre.
Des lueurs ressemblantes à des lys amers, détrônés, fuyant la révolution née, s'élancent en couleurs jaunâtres et violacés.
La pièce obscure, se transperce telle une allumette alléchée de flammes ardentes, faisant place à de sombres silhouettes, fourbes et anonymes...

Un immense trouble se fit, mon corps bellâtre se figeât en une odieuse scène d'éternité glacée...
Me réveillant son aura en tête, quelques liqueurs avenantes, en mon espace sanguin, mes yeux voilés d'humidité, se firent plus ternes, cherchant en vain l'effleurement passager, d'une augure à sa méprisante figure inhalée de rancunes passées...




Shoot by Zoé Mozart.
































Poésies dénudées...







Souriant, les cheveux flottants tel un rideau ondulant, alourdi par le rêve et l'âpre brise d'hiver, la cendre dépucelée, riant au vent, oppressé de cavale, le cou nerveux et le visage pâle...
Une douce angoisse murmure ses déboires, souffle son ivresse en un râle.
Emporté par l'élan de son infâme amour et se sentant encore pendu d'illusions...
Il se rend en naufrage, dans la feuillée incertaine des échos idylliques...
Et ses rêves au cœur violé s'ensanglantent en douces et ambres brûlures...
Et, sans frémir, j'effleurai sa lèvre enfantine d'une bouffée de nicotine, surgissant telle une ombre fanatique...
Et d'un de ces gémissements fanés, crevant d'un baiser, je filtrai son venin noir, frôlant ses prunelles fauves et en tenant le débris d'un amour...
Ô rage apeurée !
Que de fleurs ont rongés ta haine !
Que de cœurs violés de finesse et étourdi d'amour ont mitigés tes restes...
Mais ton aube tarie en extase d'un soir bleuté...
Seras-tu la relever ?
Ô bellâtre, bourreau !
L'écœurante âcre d'hypocrisie te submerge, bise en ton astre galeux...
Je te suis si chétive, ton orant m'envahit, je te suis victime, telle une pitié immonde, me livrant à ta Liberté ravie...
Ô rêve oppressant !
Ton parfum geint au creux de mes reins...
Et chaque effleurement nasille en mon cœur...
Apeure ma rancœur...
Et je soupirai, pâle du mal souffert, ayant Foi en l'azur muet et l'espace insondable, qu'un souffle tordant effleurait, tel une danse macabre, qu'un squelette fou aurait étouffé...
Muette d'amour, riant malgré moi, d'une brutale ivresse, frissonnante d'aise et désir, le cœur pâmé, flânant le creux de ton rein, j'allais en braise sanglante, sillonnant ton cœur de rouges canons, détonnant sans frémir ton ombre fanatique...
Oppressé de cavale, ayant Foi en un Autel de chair exquise, accablé d'un manteau d'ignorance et d'étroites chimères, pensant tel un rêve à l'éther vaste et embrassant,
Ô splendeur, Ô amour dévasté !
Bellâtre effacé, jetant tes sanglots en Rédemption nouvelle, écumant tes rancœurs en un cieux ombragé, sombre et doux, aux songes écumants, la silhouette s'étalant en vague neigeuse, déploie en corolle, murmures abondants, romançant ainsi la brise d'un soir...
Baisant le vent, d'un humble reflet, happant de tes lèvres l'âpre Liberté...









Photographie and tableaux by Zoé Mozart with Anton Deneke (Modèle).














Marilu

Ma photo
Être photographe, c'est être modèle. Être modèle, c'est être photographe. On ne fait que participer à la création de l'Art.

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