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Moz'Art

Moz'Art
Le poète doit être moderne

jeudi 29 avril 2010



"Tu me casses les couilles"
"Tu me fais chier"
"Tu es lassante, agaçante"

Réaction propre au tempérament masculin, voulue blessante et close face a tout argument.

Je nommerai ceci tel un titre de lâcheté puisque vulgaire et pathétique.
La déception ne peut être présente face a cette assertion de dires enfantins et ridicules.

Ce genre de personnalité banale faisant planer une répression d'écrit et parole, une sorte de tyrannie qui se veut dédaigneuse envers des raisonnements illogiques et marginaux.

Bien évidemment ce type d'idiotie est matchiste a haut point et ne vaut qu'un peu de mépris.
Puisque se créant une case et rejetant les non catégories, c'est en fait se mouvoir dans un Monde logique et emplit de lois ignobles et injustes,
Cesser de lutter face a la progression de reformes totalitaires.

Ces êtres la ne méritent que l'indifférence et la superficie, étant trop sots pour se soumettre a une quelconque fi
nesse d'esprit.






Photographie by Zoé Mozart
.

vendredi 26 mars 2010

"Le Monde à soif d'amour : Tu viendras l'apaiser". A. Rimbaud.




La lune seule fait rage, se ravie de sang
L'ivre poète brunit de déboires
Des danses macabres se font démentes
Il aspire ses dernières fumées noires
Ses veines violacés saillent son cou nerveux
Et sur la rive du fleuve, les flots bavent
Ses lèvres battues en sont d'un teint galeux
Adoré d'éternelles moisissures et lave
La gorge telle un nid de magma blanchâtre
S'effrite en jet pittoresque et violé
Sa gerbe étriquée s'en repend aux astres
Le cœur en chaloupe des nuées envolées
Et loin des passants vengeurs prennent le large
Ses beuveries, étant la Foi gueuse peuplée
N'ayant lu les mépris des visages larges,
C'est le sein de Satan qu'il boit tel un doux pêché






Photographies by Anton Deneke
with Zoé Mozart.

Il ?







D'êtres ensorcelés se mutent des rêves..
Des larmes célestes leurs tombent sur les pieds. Une lune de sang innove leurs trêves..
Et quelques misères terrent leurs traits niais..

Mais d'âpres Libertés brisent leurs tristes liens. Un drapeau rougeâtre fend le crépuscule..
Fait taire les soldats, grands voleurs de bien.. Unifie les nations, trempées de pustules.

Qui ne saura jamais ce que la nuit a vu ?
Les blêmes murailles contenant les Forçats..
Des cadavres bleuis qui se sont déjà tus..





Sur une ballade enneigée, aux funèbres rumeurs, tu gisais; une cigarette brûlée à la lèvre.
Tes mains blanchies d'hiver, s'encrassaient de vapeur.
Maladroit et soudé de froid, gamin affriolé de gelée garce, seuls tes yeux moirés de vert se livraient à l'embrassement du hasard.
Ton cœur largement irrité par la blessure éternelle d'un vent amère et fougueux, tressaillait.
Et lorsque tes pieds blancs geignaient de source, tu te blâmais, le ventre sucré, fendant une auguste obsession.
Tu me regardais par delà tes cils noirâtres et portais à ta bouche livide, une nouvelle braise, cendrant ainsi ta décadence nouvelle.
Tes cheveux cerclés de cuivre subsistaient sous des mains amoureuses, vernissent d'un rouge rubis et prometteuses d'une aube.
La face prostrée d'indifférence, les yeux pendus en un néant lointain, tu te languissais de mauves silhouettes.
Déjà le crépuscule flambait et ivre de fringales, tu titubais, le cœur ruisselant et pommadé d'âpres pesanteurs..


Tableaux and dessin by Zoé Mozart.

jeudi 3 décembre 2009



Vous pensez avoir tout vu, tout digéré, vous pensez vivre grâce à votre quotidien merdique, votre TV, vos mèches et rebrousses poils, vos manucures parfaites, vos sacs gavés de pseudo-auteurs, vos "baise-moi et je te baise", vos airs sournois, vos fausses prétentions, vos airs intellos et attrape couillon, vous êtes.. Attention ! Clac ! Vous êtes pris en photo ! Public ou Gala ? Vos entrailles s'entrouvrent déjà, vous êtes pathétiques, indécents. Je vous hais. Croyez vous au destin ? "Oui, j'ai ma poupée vodoo en mon entre cuisse". Au hasard ? "Oui, hier j'ai croisé le psychopathe de ma vie, il m'a disséqué". Vous êtes identiques. Vous êtes des animaux. Des abrutis futiles. Vous êtes fiers de vos petites gueules moisies. Savez vous que dans 5 ans, vos placards seront vidés et renouvelés ? Sans que rien y reste, vous êtes synthétiques [nous marquerons "Mars" sur un carton, vous mettrons dedans et on vous jettera par la fenêtre du 10e] .. Savez vous que vous n'êtes que produits indigestes ? On vous recycle pour un sou, même pas. Ah Ah, vous vous croyez intéressants, par vos soirées à paillettes, vos sourires lights et vos lèvres cerises.. Vous êtes moches, bêtes et méchants. On vous fusillera, pour moins que ça.. J'ai déjà vos orteils en conserve.. Je veux vos cœurs sur un plateau d'argent, car une fois votre maison volée, il n'y a plus rien, si ce n'est vos organes à bouffer.. Vos lèvres ne sont déjà plus que becs à poulets, vos bourrelets, un gras fris de coquelet.
Ô bellâtre étoilé
Serais-tu effacé ?
Le visage creux et blanc
Le linceul hoquetant Tu te hâtes d'aimer
Te traîner pour flâner
Ton teint est si pâle
Et ton cœur a si mal
Baigné d'amour
Et béni d'un jour
Tu rêves de neiges éblouies
Circules en sèves inouïes
Tu sembles figé
Tel un amant violé
La Liberté te flagelle
Et tu la veux si belle
Effaré de chastes regards
Sois fou ! Tu seras drôle hagard !
L'hiver te refoule
Le vent blanchâtre te soûl
Sa bouche innove la puanteur
D'un astre fondu et vainqueur
Tu geins en tes entrailles
Subsistant de rouges batailles
Ivre de goudrons
La sueur au front
Que tes traits sont étranges
Ô bel Ange !





Shoot by François B with Anton Deneke and Zoé Mozart.


Citoyens, à l'aube d'une Révolte, levez les armes et prenez votre Liberté !



Ô lâches ! Criez de vos poumons ardents !
De mauves silhouettes étreignent vos étoffes moisies ! Ô buveurs isolés que l'ivre Hiver refoule et soûl,

Allez vous écumer ?
Les yeux pendus de néant infâme ?
Peignant sur vos entrailles honte et convulsion, des flancs morts d'une putain.
Soyez fous !
Votre lignée de torpeur ignoble se fend en superbes nausées !

Ô pantins ! Nageant de puanteur et astre pression,

Relevez vous, la Liberté flagelle vos âmes !
Que de beauté en l'azur dévastateur...
Des murailles encerclent vos séjours, séjournent en vos salons,

Flambez ses pierres emprisonnées, gisez de Bataille !
Aux armes !
Écoutez la clameur des Maudits !
Sacrez la Haine des Forçats !

Et maudit soit le fruit de vos entrailles, car illuminées de vermeille, vos prunelles noirâtres filtrent le venin noir d'une chienne battue !
Prête à crever, s'agite son bassin engendré !
Ses membres s'agacent, se broient en Aurore chétive, sa chaleur fécondée se crache d'haine et ombres baveuses...



Shoot by Anton Deneke with Zoé Mozart.
















Un jour où l'autre, nous marcherons ensemble.






Ta vie sur un plateau d'argent m'irradie de fraîcheur nouvelle, gobant quelques poésies frustrées.
Riche et n'ayant aux dents que peu de dédain face à la classe en dessous, humant les Humiliés.
Peut-on avoir si peu d'amour pour délaisser pain et Patrie, à juste titre ?
S'en aller de ce pas le cœur ruisselant..
Sa fierté ombragée en Hymne à la connerie absolue,
quel empire divin !
Quel sacrement blafard de pauvreté méditée !
Se croyant d'un avis sans réponses, maître des cieux, s'identifiant aux grands, que peu de gens savent reconnaître, effaré de mots creux et neigeux, sa pitié en moyen de bord, son profil Apollon en piège énigmatique, son ridicule sourire, se voulant poète,
n'étant qu'un imbécile face au néant de sa singerie, pommadé de Foi mendiante !
Violé d'idéaux, vide de puanteur acharnée..
Pensant être d'un esprit philosophique mais n'étant que poussière, s'accrochant au savoir, idéalisant songes et pensées.
Ô abruti nuptial !
Je te salut d'un simple adieu !

Crétin fini et piètre chevalier !
La lâcheté en Toison d'or, jolie découverte !
D'une froideur effilée et sans records..
Rêvant de haut, le salut final d'un Jésus stupide, récitant une complainte ridicule et livide !


L'écœurante chaleur d'un corps alourdit de pervertie, et de cette chambre étroite, se livrer aux répugnances..
Son ventre serein blottit au feu de Satan, entrouvre un sommeil d'ombres étranges
Il écoute grouiller de galeux escaliers,
Frissonnant
face à l'âpre pesanteur du plancher
refoulé !
D'un rire tailladé, il geint le ventre livide et lâche de soif amère, jaunit d'illusions et vents querelleurs.
La face prostrée d'indifférence injurieuse...


Shoot by François B with Zoé Mozart and Anton Deneke.

Shoot by Anton Deneke with Zoé Mozart.







vendredi 16 octobre 2009

"Hello, I'm crazy"





"Parce que c'est plus classe en anglais.
Elle parle aux murs.
Il paraît que ça fait du bien de parler, de vider son sac. Mais vu qu'il n'y a personne si ce n'est elle dans l'appartement, il faut bien qu'elle se rabatte sur quelque chose.

Et comme on dit aussi que les murs ont des oreilles...
Il n'y a plus qu'à espérer que ça ne soit pas une oreille distraite.
Sinon ça ne servirait à rien.
Quoique...

De toute façon elle ne s'attend pas à ce que le mur lui dise si oui ou non il a bien entendu ce qu'elle a dit.
Et puis de la même façon, elle n'a pas à l'entendre râler qu'elle est agaçante.
Les murs ont ça de bien qu'ils ne sont pas difficiles.
Et puis il y en a partout.

Enfin de toute façon elle ne parle qu'à ceux de son appartement.
Pas qu'elle soit sectaire mais elle n'a pas forcément envie que tout le monde entende ce qu'elle a à dire.
Ça ne les regarde pas après tout.

Parfois, elle se dit qu'elle jetterait bien son dévolu, ainsi que son venin, sur un parfait inconnu qu'elle choisirait au hasard dans la rue.
Elle arrêterait le premier venu, ou le second peu importe, et elle lui balancerait tout au visage.
Le pauvre en tomberait sans doute à la renverse,
déséquilibré par le poids de ces confessions.
Pas qu'elles soient particulièrement difficiles, elles sont même cruellement banales, c'est surtout qu'elles sont nombreuses.

On ne dirait pas comme ça mais ça cogite drôlement sous cette caboche.
Mais
pour le moment, elle parle aux murs.
Le mur est solide, il ne s'écroule pas à la moindre occasion.
Il a des responsabilités, un toit à porter.
Ce n'est pas rien.
Pendant un temps, elle parlait au chat.
Mais il n'a pas supporté.

Ce salop s'est enfui et s'est débrouillé pour se faire écraser.
Abruti de chat.
On ne peut vraiment plus compter sur personne. L'appartement est vide, ou presque.
Ici, le meuble avec la télé.
Là une table et quelques chaises.
Dans ce coin, les placards de la cuisine.

Le strict minimum quoi.
Le silence a poussé le reste du mobilier par la fenêtre, il est allé s'écraser sur le cadavre du chat, créant un embouteillage immense.
Il a aussi bien failli la jeter par la fenêtre elle aussi.

Mais elle a tenu bon, pour une fois.
Elle était plutôt fière d'elle sur ce coup là.
Ce n'est pas le genre de victoire que l'on remporte tous les jours.
D'autant plus qu'elle n'en remporte pas souvent.
Par
ci par là, il y a des piles de livres.

Il doit bien y en avoir une trentaine dans l'appartement, survivants d'une bataille qui n'a pas encore eu lieu : elle n'en a jamais fini un seul.
Elle lit les quatrièmes de couverture et se dit que l'histoire promet d'être fabuleuse, mais au bout de quelques pages elle s'en désintéresse complètement.

Alors elle repose le livre et il devient comme tous les autres : un de plus sur une pile prête à tomber.
Il se passe à peine dix minutes avant qu'elle n'ait oublié de quoi parlait l'histoire.
Elle refuse pour autant de les jeter.
Elle se dit qu'ils sont la preuve qu'elle est encore viv
ante. Pourtant, elle a arrêté d'en acheter ces derniers temps.
Ça ne sert plus à rien.
Bientôt le silence les précipitera eux aussi par la fenêtre et il serait regrettable qu'ils finissent dans le caniveaux. Même un livre ne mérite pas ça.« J'veux une vodka. »Dit-elle au mur dans un sourire.

Leur conversation continue mais elle sent bien qu'elle arrive à la fin.
Elle se lève, ouvre un placard et en sort la bouteille de vodka.
Elle en boit une grande rasade directement au goulot avant de remplir à moitié un verre coca.
Si elle parle aux murs, elle se refuse à parler à la bouteille.
Elle trouve ceci trop caricatural.
Ce qu'elle ne comprend pas, c'est que toute sa vie est un cliché.
Ses
yeux se fixent sur le coin à côté de la fenêtre.
Tout ratatiné sur lui même, il y a un autre tas, mais on en distingue ni la tête ni la queue.

Tous ses visiteurs finissent toujours par lui demander de quoi il s'agit, car s'ils peuvent se faire une raison du manque de meuble, il ne s'explique pas la présence de ce tas, de ce truc.
Elle répond toujours d'un air absent « ce n'est qu'un tas de rêves brisés, rien de bien intéressant ».

Le visiteur interloqué tente toujours d'en savoir plus, mais il n'insiste jamais trop puisqu'à ce moment là elle lui met la langue dans la bouche avant de l'attirer dans la chambre, homme ou femme.
La
chambre... c'est comme les livres : elle n'y va plus, et plus aucun visiteur ne vient.
Elle déteste cette pièce.

L'autre jour elle a déchiré la tapisserie, éventrer les oreillers et le matelas au couteau, jeter la lampe sur le mur, ravager sa penderie...
Maintenant, elle dort dans sa baignoire.
Tous les soirs elle la remplit avant de s'y coucher,
espérant que dans son sommeil elle noiera.
Mais elle est toujours là.
Elle
boit son verre, pensive.
Ses pas la mène à la fenêtre.
Alors qu'elle regarde dehors, elle verse quelques larmes.
Mais seulement deux ou trois, parce que faut pas déconner non plus.
Le
temps passe et passe.
La nuit est tombée, le verre est maintenant vide.
Elle est couchée par terre, roulée en boule.
Quand il arrive pour la réveiller, elle ne sursaute même pas.

Il la porte et va la poser sur le lit.
Il la borde, elle ne dit toujours pas un mot.
Il retourne dans la salle principale et saisit le jerricane qu'il avait déposé à l'entrée.
Il en asperge toute la pièce : les livres, les placards, la table, la télé.

Puis il jette une allumette et part la rejoindre dans sa chambre.
Elle s'est rendormi.
Il s'allonge à côté d'elle, regarde le plafond.

« We'll never be alone anymore »

Parce que c'est plus classe en anglais...

nobody's listening"



Shoot by Anton Deneke with Zoé mozart.





Marilu

Ma photo
Être photographe, c'est être modèle. Être modèle, c'est être photographe. On ne fait que participer à la création de l'Art.

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