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Moz'Art

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Le poète doit être moderne

lundi 7 juin 2010

La lune rouge.





Mon cœur écume, empesté et maudit
Par les desseins éternels et de tristes harpies

Leurs regards noircis n'est que farces impies
L'existence brumeuse, mon cœur est aux nuées
Exilé sur le sol au milieu des huées Par delà les plaines, j'irais dans les vallées

Au delà des miasmes morbides, des cieux volés

J'irais au vent, vaste comme la nuit étendue

Abreuvée de l'univers et de ses seins menus.


Photographie
s by Anton Deneke
.

mercredi 2 juin 2010







La Poésie est porte
à l'éternité.




Lorsqu'on photographie quelqu'un, notre jugement n'est plus que technique puisque lié à l'image et non à la personne photographiée.



La photographie est le sein du Monde, il fait rêver le réel.








Photographies by Anton Deneke.

L'amour est un poison mortel..













Tableaux by Zoé Mozart
.

jeudi 27 mai 2010

Mortel ennui





J'ai bu ton cœur dans un café
Le sang giclait le long des bancs
Avec pour os, un tas fêlé
Une carcasse en deux dents


Le temps à fait de toi un vent

Exquis en souffle verdâtre

Pourrissant tel un revenant

Et le visage blanchâtre


Ton estomac et cervelet

Ont pris le large en fumant

Quelques bateaux étouffés

Avec pour eau un bel amant


A l'aube levée, tu t'enfuies
Dépucelé de vives vers

Un œil narquois et sous la pluie

Observe tes membres verts






Photographies by Zoé Mozart.










La drogue est un passage, une illumination..




Je ne puis rien nier, toute substance illicite me restera telle une beauté souveraine, peut-être pour sa conception autre de la vie, mais elle ne doit point me rattacher à une habitude, tout être doit être libre et c'est une Liberté rimbauldienne qui me sauve, car le poète n'est point un fruit du hasard, juste un passage à acquérir.

Toute drogue, état d'ivresse ou folie n'est qu'une illumination, qu'un état second qui mûrit en nous, nous ressort grandit d'une expérience peu commune.


Photographies by Anton Deneke

mercredi 26 mai 2010




L'alchimie, la géographie, la pesanteur
La règle qui claque, l'encre et sa noirceur
Qu'à cela ne tienne ! Je n'aime que les mots
Et peu importe mes vers, ils ne sont que leurres

Je préfère airer un blé au coin des lèvres
La chevelure au vent et le teint passager
Songer aux temps anciens, irradiée de pêchers

Pendue de bohème et la gorge curieuse
Allongée de paresse, l'encolure rieuse
Je vogue d'hommes oiseaux en lettres déchues
Et je fais des amants, de pitoyables cocus
Je ris de les voir si laids, de les voir se traîner
Ondulants en serpent, la langue traînante !
Tel un nid de vipères au visage rongé
L'existence brumeuse, la bouche lassante
Je ne suis plus touchée par leurs chair d'ivoire
Et mon cœur est tombé en de vastes flots meurtris
Serait-ce un regret qui hante leurs gloire ?
Ou le fruit de mes veines à jamais maudit ?




Marilu

Ma photo
Être photographe, c'est être modèle. Être modèle, c'est être photographe. On ne fait que participer à la création de l'Art.

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